Il existe autant de réponses à cette question simple qu’il y a de sites web… Car, contrairement à un produit défini (ex. : une voiture), un site part toujours d’un besoin spécifique – appelé à être défini – et une page blanche – appelée à être remplie. Je compare souvent l’exercice à la construction d’une maison. Il y a certes certaines balises qui permettent de donner une approximation du prix, mais au final, le coût dépendra de l’ampleur du chantier, la qualité finale recherchée, la localisation de la construction et l’entretien qu’on souhaite y consacrer.

Un site web gratuit ou à moins de 100$?

La grande différence avec le domaine de la construction, c’est que sur le web, certains outils permettent d’y être présent à très peu ou aucuns frais. Mais dans ce cas, il y a le bon vieux dicton qui dit que si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit! Et vous n’êtes pas chez vous.

Le propriétaire aura tout le loisir de changer ses règles comme bon lui semble, quand bon lui semble. Et il profitera de votre site pour y mettre de la publicité afin de se payer cet espace qu’il vous laisse. Et bien entendu, vous n’aurez pas de contrôle sur la quantité et encore moins la qualité de ces publicités.

Personnellement, je n’aimerais pas recevoir des gens dans un 1 1/2 placardé d’affiches publicitaires douteuses. Et bien entendu, aucune possibilité d’agrandir la place, de rénover à votre goût. Est-ce le genre de place dans laquelle vous désirez accueillir vos clients ou séduire vos futurs clients?

Mais alors, combien faut-il investir pour être maître chez soi?

À l’image de l’entrepreneur qui s’autoconstruit, il y a moyen d’être chez soi à peu de frais. Ce site en est un bon exemple. S’il m’a coûté moins de 50$ à construire, j’y ai par contre mis mes connaissances à contribution. Et y ai investi du temps. Annuellement, il m’en coûtera moins de 75$ à entretenir, faisant moi-même l’entretien et devant payer certains frais récurrents (nom de domaine, hébergement).

Ok, mais moi? Combien ça me coûtera?

Pour estimer le coût, il faut diviser le projet en phases et étapes bien définies et mesurer ce que vous désirez consacrer à chacune d’entre elles.

Analyse et définition des besoins…

Avant de se lancer, il faut savoir où l’on veut aller. En d’autres mots : qu’est ce qu’on veut dire? À qui? Comment? Ai-je besoin de fonctionnalités particulières? Quelle est la solution la mieux adaptée à ces besoins (le gestionnaire de contenus)? Que font les concurrents? Cette étape demande du temps, et le temps, c’est de l’argent!

Les coûts fixes

À ce chapitre, il y en a principalement deux, récurrents. Il faut d’abord payer l’hébergement, c’est-à-dire l’espace requis pour y déposer les fichiers nécessaires au fonctionnement du site. Le coût variera selon le type de gestionnaire de contenu choisi, le trafic, l’espace requis si vous avez beaucoup de fichiers, etc. Et il y a le nom de domaine, c’est à dire le n’adresse qui mènera les visiteurs à votre site. Par exemple, monsite.com. D’ailleurs, à ce niveau, il faudra choisir un nom approprié avec une extension qui soit significative…. Et disponible!

Le design

Du côté du design, il y a deux étapes : la structure (maquettes en fil de fer) et l’habillage graphique. La structure est l’équivalent du plan fait par l’architecte : comment seront disposés les divers éléments à l’intérieur (pages intérieures) et le look extérieur (page d’accueil). Ce plan se fera à partir des besoins exprimés lors de l’analyse. On devrait aussi y déterminer le chemin que doit emprunter un internaute pour passer d’une page à l’autre.

La finition, tant intérieure qu’extérieure, équivaut au design graphique. Vous souhaitez un look chaleureux, avec des insertions de pierres, du bois,… Bref, c’est l’habillage apparent du site.

La programmation

Une fois qu’on a le plan, qu’on sait ce que l’on veut comme look, il faut mettre tout ça en place. C’est le chantier en soi. On fera les fondations (installation du gestionnaire de contenu sur le serveur et on le configure adéquatement). On montera la charpente (les différents gabarits de pages) et les connexions requises. On mettra le tout à notre goût (intégration du design).

La production des contenus et leur intégration

Une fois la maison terminée, encore faut-il la meubler et la décorer. Pour votre part, il vous faudra des textes et possiblement des images ou des documents. Si on ne les a pas déjà, il faudra les créer.

S’il revient souvent au client de fournir les éléments existants (logo, photos, documents PDF), il arrive aussi que la rédaction des textes soit confiée à un rédacteur web (soit inclus au mandat, soit en extra). Pour optimiser le référencement (point à venir), il importe de confier la tâche de rédaction à un expert. Il s’assurera à la fois que le visiteur apprécie sa visite et qu’il soit séduit par ce qu’il lit en adaptant les textes aux lecteurs visés (les fautes d’orthographe ont d’ailleurs si mauvais goût).

Mise en ligne, référencement

Une fois la programmation et l’intégration terminées, il ne reste plus qu’à rendre le site accessible… Ou presque. En réalité, la partie est loin d’être finie. Car il ne suffit pas d’être présent sur le web, encore faut-il que les gens nous y trouvent. Nonobstant le fait de publiciser son site (avez-vous un budget publicitaire?), s’il n’est pas bien référencé, c’est un peu l’équivalent d’avoir construit votre maison en plein milieu de la forêt.

Il est certain que si votre nom est très unique et que les gens le cherchent dans Google, ils risquent fort bien de vous trouver. Par exemple, si je cherche « les emballages François Jacob » et que ma compagnie s’appelle ainsi, les gens devraient me trouver. Mais s’ils cherchent « compagnie d’emballage », il se peut très bien qu’ils trouvent mes concurrents avant moi. Cela dit, le référencement, bien qu’il devrait être considéré dès le départ, peut-être amélioré au fil du temps. Ou à l’inverse, dépérir au fil du temps si vos concurrents investissent ce champ et vous, non.

L’entretien (maintenance)

Une construction neuve, c’est toujours beau (si c’est bien fait). Mais si on la laisse aller, elle finira par dépérir. C’est pareil pour un site web. L’entretien d’un site web englobe plusieurs choses. Du côté serveur, il faut s’assurer que tout fonctionne, que tout est sécuritaire (il serait dommage de voir votre résidence toute neuve être vandalisée, « hackée »).

Du côté du site, il faut prévoir mettre les contenus à jour, en ajouter. Il faudra aussi évaluer si votre site est fréquenté, s’il sort bien dans les recherches. Si on pousse plus loin, on pourra analyser le comportement des visiteurs pour tenter d’améliorer leur expérience : trouvent-ils ce qu’ils recherchent? Sont-ils satisfaits de ce qu’ils trouvent? Font-ils ce que l’on souhaite (acheter quelque chose, nous contacter)?

Du côté du gestionnaire de contenu, il faut voir à faire les mise-à-jour pour être sûr de maintenir l’efficacité et la sécurité du site.

Autres choses à considérer?

Le multiécran (ou responsive design)

Nous sommes rendus à un point où de plus en plus de gens naviguent sur les sites à partir d’une tablette ou d’un téléphone. Il est fort souhaitable que votre site s’affiche correctement sur chaque écran, peu importe la technologie utilisée. Et c’est un peu la même chose avec les navigateurs. Internet Explorer, Chrome, Firefox et Safari n’interprètent pas la programmation derrière le site de la même façon. Par conséquent, ils ne l’afficheront pas tout à fait de la même façon. Il vaut parfois la peine de s’assurer que tout s’affiche correctement si vous investissez sur un beau design.

Le multilingue

Si on veut un site en plusieurs langues, il faudra prévoir aussi un montant pour traduire les textes et les intégrer. Il faudra aussi prévoir un site en parallèle (on sauvera sur l’analyse et le design, ainsi qu’un peu de programmation, comme si on se construisait un jumelé), ou alors avoir prévu un système qui est déjà conçu pour construire un site en plusieurs langues.

La gestion

Pour passer d’une étape à l’autre, coordonner le projet, faire circuler l’information entre le designer, le programmeur, l’analyste et le client, il faut bien entendu du temps. Des allers-retours. Des ajustements. Des approbations. Et le temps c’est…

D’accord, mais tout ce temps, ça coûte combien?

Je vous l’ai dit, il y a autant de réponses que de sites… Car il se pourrait que votre beau-frère, féru d’informatique, vous fasse votre site en passant à travers toutes ces étapes pour des peanuts. Une agence qualifiée, avec une équipe multidisciplinaire, passera à travers chacune des étapes en les documentant et vous livrera un site des plus prometteurs, mais pour 15 000$, 20 000$ voire 30 000$.

Disons finalement qu’une petite ou moyenne entreprise peut s’en tirer pour quelques milliers de dollars (2 000 à 5 000$) pour un site fait par une petite agence ou un consultant. Un design standard aux couleurs et à l’image de la compagnie, l’installation du gestionnaire de contenu, l’intégration des contenus existants, quelques fonctionnalités de base (diaporama sur la page d’accueil, formulaire de contact), la gestion entourant l’hébergement et le nom de domaine.

Consultant et stratège en communications numériques et web, passionné par toutes ses formes, tant stratégiques que graphiques et technologiques. J’aime parler stratégies web, sites web, intranets, gestion de crise, gestion de réputation, image de marque, campagnes web, médias sociaux, référencement, commerce électronique… et WordPress!

Vulgarisateur apprécié, je vous aide à traduire vos besoins d’affaires en termes numériques, à apprivoiser l’univers des technologies de l’information et à adopter de bonnes pratiques.

Ah oui, avant d'oublier...

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